Bulgarie Expérience Visite

3 MOIS EN BULGARIE

Par le 9 octobre 2018

3 mois entiers en Bulgarie. 3 mois complètement différents du premier jour au dernier.3 régions, 3 villes, 3 ambiances.

Notre premier appartement était sur Sofia, en banlieue. La première chose qui nous a frappé est indéniablement l’état des rues. Ici, ce sont des pavés, les 3/4 sont démolis, créant des nids de poules et des bosses sur la route mais ça ne semble gêner personne. Les locaux ont l’habitude. On la prendra aussi.

Dans un quartier résidentiel calme, l’appartement était cosy, et plutôt grand. La grande terrasse était super appréciable. Tout de suite, on s’est sentis bien ici. Les lieux étaient tellement propres que cet appart prend sans contexte la place numéro 1 du podium propreté des AirBnb que nous avons loués. Pas une poussière! Deux chambres, un salon ultra confortable et des jeux d’enfants, il avait tout pour plaire! Il y avait même un piano! Si cet appartement vous intéresse pour loger aux portes de Sofia, c’est ici:

La petite église Boyana, 10ème siècle, un très bel extérieur, mais surtout à visiter pour ses superbes fresques !

A deux pas de chez nous, nous avons trouvé une petite supérette où il y avait tout ce qu’il fallait, la Poste et une petit église Boyana classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Son petit jardin est très cosy et invite à l’arrêt, à l’ombre des séquoias géants.

Les lundis après-midi à partir de 15h, l’entrée à l’église est gratuite. Elle se fait avec un guide, en anglais. Dommage pour ceux qui, comme nous, ont un anglais limité, ça réduit de beaucoup la compréhension des explications. On ne peut pas filmer ni faire de photo à l’intérieur de l’église. Elle vaut malgré tout la visite.

 

Bien évidemment, Sofia, c’est aussi une capitale riche culturellement et historiquement

Les monuments/statues ancrés ici ou là témoignent du passé communiste bulgare, et il est intéressant de se promener d’un parc à l’autre, immenses et agréables, et d’observer les locaux se réunir en leur coeur.

Nous avions visité la cathédrale Alaxandre-Nevski avec Mamoune et Tata Cyndie (mère et soeur de Christophe)

 

La cathédrale Alexandre-Nevski, le théâtre Ivan Vazov sont deux des plus importants monuments touristiques de la ville. Nous n’avons pas vraiment vibré dans la grande cathédrale, son intérieur étant sombre et plutôt laissé au temps qui oeuvre sur les murs et parois. Par contre, n’hésitez pas à contempler le théâtre national, de nuit de préférence, il est magique…

La religion est partout à Sofia, on a été agréablement surpris de découvrir au détour d’une petite rue soit une église orthodoxe soit une mosquée, la cohabitation étant fréquente dans les quartiers.

L’intérieur de la mosquée Bania Bachi (16èm siècle)

 

La mosquée Bania Bachi est d’ailleurs sublime visuellement! C’est l’une des plus vieilles d’Europe, et j’ai vraiment apprécié pouvoir y entrer.

 

 

 

Quand on se balade dans la capitale, il y a certes ces points touristiques qui méritent de les voir, mais on a beaucoup aimé aussi déambuler dans les quartiers où il n’y a rien. Enfin, rien de mentionné sur Google en point d’intérêt. En fait, il n’y a rien, sauf la vie! Des quartiers populaires, des gens simples, qui vont boire un coup ensemble dans un café du coin. On a aimé découvrir les rues sans magasins de marque, sans fioriture, plus pauvres, des cabines téléphoniques comme on n’en voit plus en France, des bâtiments délabrés et pourtant bien habités. Cette Bulgarie populaire, on oublie trop souvent de la mentionner.

De parcs aux quartiers populaires de Sofia

A Sofia, il est impensable de ne pas mettre les pieds au Mont Vitosha qui la surplombe. Ce poumon vert est extraordinaire. A quelques minutes d’ascension, vous déconnectez totalement. Cette gigantesque forêt est très bien balisée et invite aux promenades. Vous pourrez y croiser des animaux de toute sorte, et imaginer la vie familiale de Papa et Maman Ours au détour de ces sentiers. On a adoré longer les petits ruisseaux, et prendre de la hauteur pour admirer la vue d’en-haut de Sofia.

Le restaurant traditionnel offre un cadre exceptionnel et des plats typiques bulgares

Lorsque vous aurez bien crapahuté dans cette montagne, rien de mieux qu’un petit restaurant typique bulgare, dans le Mont Vitosha encore. Nous, on a opté pour le Vodenitzata, et nous n’avons pas été déçus. A peine arrivés qu’on avait les yeux écarquillés.

L’ambiance, la bâtisse tout en pierre, ces tables à l’extérieur, nous étions dans un refuge au milieu de la forêt. Les animaux empaillés, les habits traditionnels suspendus aux murs, on aime ou aime pas, mais clairement, on se sentait loin des restaus français et nous, c’est tout ce qu’on recherche en voyage! On y a mangé des viandes grillées, des légumes fondants, et un dessert exquis. Super adresse!

Le deuxième mois, c’est l’hôtel Terra Complex qui nous a accueilli un mois, au coeur des montagnes de Bansko. Et là, rien à voir. Petite station de ski tranquille, dynamique et authentique. Ici aussi, nous avons trouvé des restaus délicieux, appelés Mehanas en Bulgarie. Notre petit coin de paradis était l’un d’entre eux, la “ Lovna sreshta tavern / механа @Ловна среща: des tables exposées ici ou là à même le jardin fleuri et bucolique, dans une douce ambiance champêtre.

Lovna sreshta tavern

 

 

 

Ici, nous y sommes venus plusieurs fois, tant nous y étions bien. En plein été, finir sa journée dans ce jardin cosy et déguster des plats délicieux, salades, viandes et yaourt bulgare pour moins de 30€ à 4, c’était juste génial.

 

 


Plat de viandes et légumes à gauche, yaourt bulgare à droite

Côté gastronomie, en Bulgarie, nous n’avons pas été déçus. Beaucoup de délicieuses viandes grillées, de légumes de saison goûtus, de pois. Pas de fromage à part le chèvre ou brebis, et les pains ne sont pas autant présent sur les tables qu’en France. Les desserts ne sont pas leur spécialités, ils proposent des glaces principalement, ou d’autres beignets ou feuilletés enrobés de miel ou de sirop, très -trop- sucrés pour moi! Il y a aussi des gâteaux avec des noix, mais jamais testé. Ce qu’on a particulièrement apprécié a été le yaourt bulgare, fait maison, avec les myrtilles fraîches et le coulis qui va bien! Un régal!

Bansko centre

Ce qui nous a plu à Bansko: les maisons traditionnelles en pierre, les rues toutes pavées, cette ambiance calme et détendue des locaux, cette eau qui descend tout droit de la montagne et qui traverse les rues du centre. Sur les maisons, vous serez sûrement surpris de voir les photos des défunts avec la date de mort, et le foulard noir parfois qui l’encadre. Nous avons croisé des petits vieux adossés à leur maison, à regarder les gens passer. C’est une petite ville agréable, et authentique.
Nous avons eu la chance de tomber sur un groupe de petites filles qui répétaient leur danse avec leurs habits traditionnels sur une chanson que leurs aînés chantaient. On y a senti toute la tradition bulgare ici que nous n’avions pas trouvé à Sofia. Bansko, c’est aussi l’hôte du Festival International de Jazz qui s’y déroule chaque année en Août. Pendant une semaine, chaque soir, des groupes se sont succédés pour animer le centre de la ville sous des airs jazzy.
A une heure de Bansko, il y a de superbes lacs, appelés les 7 lacs de Rila. Juste trop beau!

Les 7 lacs de Rila

Maison de Lamartine, 1830

Puis direction Plovdiv, toujours dans les terres bulgares. Seulement 3 jours dans la plus vieille ville d’Europe encore habitée. Deux jours de visite donc intenses, mais insuffisants pour vraiment bien explorer la ville. Forcément, l’ancien Théâtre romain est à voir, mais je vous conseille de prendre de la hauteur sur la ville et admirer ses 6 collines. Déambuler dans Plovdiv est indéniablement un voyage dans le temps: vieille de plus de 3000 ans av J-C , on y découvre des maisons traditionnelles en hauteur, élégantes, colorées, avec des étages qui surplombent les niveaux inférieurs.

Encore une fois, on se sent bien loin des villages français et la Bulgarie nous émerveille de ses particularités architecturales et historiques. On y découvre la maison du poète Lamartine, et on croise 5 ou 6 couples fraîchement mariés de quelques heures. Sans nul doute, vous serez éblouis par le caractère de la vieille ville.

Enfin, pour finir, nous avons terminé notre séjour bulgare au bord de la mer noire, tout à l’Est du pays, à Nessebar. Un pur bonheur que de profiter de cette vue magique de l’appartement. Je vous montre notre logement ici si vous êtes intéressés:

Mes grands profitent d’une soirée face à la mer

Chaque nuit, nous nous laissions bercer par le bruit des vagues, fenêtres ouvertes. Une expérience si douce sur un mois, une invitation au zen et au calme. Surtout quand la plage se désertise au fil des jours et que Septembre nous offre encore un soleil radieux. Il faut être honnête, les plages que nous avons vues n’ont rien d’exceptionnel. Pas de falaise ni de particularité mais la côte est agréable.
Nous sommes donc allés arpenter la vieille ville, fondée sur une presqu’île. Point de vue stratégique à l’époque des Thraces, elle conserve aujourd’hui encore ses deux ports.

Le vieux Nessebar et en haut à gauche sa cathédrale Ste-Sophie

Ce vieux centre est assez petit pour en faire le tour à pied et assez grand pour vous balader une après-midi en mode ralenti ou en mode “avec enfant”. Les églises, ce n’est pas ce qui manque ici! Sainte-Sofia, bien évidemment, est la plus ancienne, elle date du 6ème siècle, mais vous aurez la surprise d’en dénicher d’autres tout aussi belles, aux 4 coins de la presqu’île. Le charme des rues pavées encore, des maisons en bois, de cette vue sur la mer omniprésente, et, beaucoup de shops à touristes. Ca ne nous a pas gâché notre plaisir mais ça nous a quand même ralenti beaucouuuup, avec les enfants qui avaient des étoiles plein les yeux, et des envies de tout acheter ^^
Voilà pour le côté “visites” et jolies choses du pays. En ce qui concerne les bulgares, ce qu’on peut dire, c’est qu’ils ont un sens du service bien plus approximatif que le français. Servir en France, que ce soit dans une boulangerie, un café ou un restaurant, en caisse de supermarché, se fait la plupart du temps avec le sourire, et la formule de politesse qui va bien. Ici, c’est loin d’être le cas. Le sourire est assez rare et il faut un peu creuser pour avoir quelques phrases en plus. Au début, lorsque l’on a pas de retour sur notre “bonjour” ou “merci”, on s’offusque un peu, on s’étonne, mais au bout de la dixième expérience, on s’habitue.
On cherche à comprendre pourquoi les bulgares seraient plus “froids”. Peut-être leur passé historique et leur situation économique contribuent à ce mélange de désenchantement et de distance. Pour autant, pour avoir vécu l’expérience d’une fête familiale, ils savent faire la fête et rire ensemble. En tout cas, une fois que le contact est établi, ce sont des gens généreux et accueillants!

Danse traditionnelle entre habitants bulgares lors d’une fête de ville

C’est l’une des choses qui nous a frappé : la danse fait partie intégrante de leur culture. A chaque occasion, la plus petite soit-elle, ils aiment danser, se tenant la main et sautillant à l’unisson. Les hommes comme les femmes, les enfants aussi. Il faut le vivre au coeur d’une cérémonie de famille, sans démonstration touristique derrière. Lorsqu’ils chantent ensemble, lorsqu’ils dansent, ils ne forment qu’un, on a l’impression de voir devant soi un seul corps plus fort que le monde autour. Bon, et puis, côté tarif, on ne va pas se mentir, c’est quand même 2 à 3 fois moins cher que les prix français, ce qui ne gâche pas notre plaisir.
La Bulgarie, c’est donc une destination à 3h de vol de Paris, avec des coins magnifiques à découvrir, des villes de caractère, avec des particularités culturelles qui vous permettent l’évasion à des prix très attractifs, et des habitants qui méritent d’aller vers eux. Ce fut pour nous une excellente surprise.
La Bulgarie est le pays le plus pauvre d’Europe. On s’imagine la misère sociale à chaque coin de rue, des gens qui vont nous demander de l’argent à chaque feu rouge. Il n’en est rien, vraiment. Bien sûr, nous avons traversé des villages plus pauvres, où les gens vivent simplement, et où la vie semble plus rude. On y a croisé des hommes, des familles en charrette. Mais nous avons vu des bulgares travailleurs, même vieux, très vieux, qui bossaient jusque tard pour pouvoir vivre. Un peuple très humble et travailleur.
3 mois de belles découvertes pour nous en Bulgarie.
Alors, vos prochaines vacances en Bulgarie, vous iriez où, vous?
A très vite.
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